"C'est pas de ma faute..."

L’évolution de la conscience globale (la sortie des religions, des luttes contre les différences, de l’intolérance, du consumérisme à outrance, et du non-respect généralisé de toute espèce peuplant cette terre et de la terre elle-même) , ne pourra pas avoir lieu sans passer par l’évolution de toutes les consciences individuelles. Le travail sur soi de chacun est ainsi la clé pour ouvrir à l’homme de nouvelles perspectives et de nouveaux horizons. Ne pensez-vous pas que toutes les personnes qui critiquent de façon justifiée ou non leur environnement se devraient de se remettre en cause d’abord ? dans la mesure ou aucune plainte ni complainte tournée vers l’extérieur n’a jamais résolu le plus minime problème...

Lorsque l’on se plaint, que l’on projette ses problèmes sur autrui ou sur toute autre cause extérieure, réelle ou imaginaire, on ne prend pas sa responsabilité d’adulte, d'être humain, doté du libre arbitre. On néglige son pouvoir et son rang. On se rabaisse au rang de victime impuissante face à un ennemi que l’on a plus ou moins de mal à nommer et à identifier. Cela peut être mon patron, mon chef, mon conjoint, mes enfants, mes beaux-parents, mon ex, l’ex de mon ami(e), mon voisin, la nounou, l’instit, un collègue, un ami, le curé, la boulangère ou le taxi.. la liste des bourreaux peut-être longue, pas étonnant que la vie soit si dure… Cela peut aussi être l’état, le gouvernement, les politiques, le "système", les banques, la pluie, le froid, un prêt, une maladie, un virus, les « autres »… là encore, il est plus sage de rester au lit le matin.. ! Cela est digne de l’enfant dans la cour de récréation qui se défend d’un « c’est pas moi, c’est lui ! »… 

 

Se prendre en main, et ainsi prendre sa vie en main, sortir de ce statut de victime impuissante est de la responsabilité de chacun. Même si nous sommes conditionnés depuis notre plus jeune âge à nous laisser porter, protéger, et prendre en charge par des autorités extérieures dites « supérieures », nous devons apprendre à sortir de cette dépendance plus ou moins volontairement entretenue. De façon subtile, « pour notre bien », dans un pays dit « évolué » et dévoué à ses citoyens, la France entretien par exemple un système de Sécurité Sociale, qui garantit à chacun l’accès aux soins de santé, de façon quasi gratuite et même obligatoire ! Essayer de sortir de ce système de santé est étrangement très difficile et quasi-illégal, alors qu'il coûte si cher à maintenir, chercher l'erreur... C’est beau de devoir être pris en charge même lorsque l’on ne le souhaite pas ! De là à parler de sur-protectionnisme et de tentative subtile et sournoise de garder la mainmise sur les citoyens en touchant dans ce cas précis, un de leur bien les plus précieux qu’est la santé, il n’y a qu’un pas…

 

Voici quelques réponses à des remarques toutes faites lorsque l’on évoque ce genre de propos «(r)évolutionnaires » :

- Le plus classique : « Je n’ai pas le choix, j’ai un loyer / des enfants / des obligations de toutes sortes…»: Nous avons tous le choix, toujours, chaque jour, chaque minute, chaque seconde. Il ne s’agit pas de quitter son travail ou son conjoint sur un coup de tête. Nous avons le choix, ne serait-ce que celui de se dire « Je ne veux plus que cette situation perdure, je vais prendre des mesures adaptées pour que cela cesse » et au besoin, se faire aider pour cela.

- Celui-là est assez courant également : « Mais tu es un privilégié toi, tu as la chance de pouvoir se poser ce genre de question. Celui qui peine à boucler son mois ne peut pas se permettre d’avoir ce genre de préoccupation ! »: Mais à qui suis-je en train de parler, à toi ou à celui que tu évoques ? Se cacher derrière une situation plus critique que sa propre situation est également un bon moyen de détourner l’attention et de botter en touche.

- Ma préférée « Je n’ai pas le temps » : Très bien, tu n’as pas le temps de te soucier de ton bien être et d’essayer de rendre ta vie et celle de tes proches la plus belle et la plus agréable possible.. Soit, mais ne pas prendre le temps pour soi et pour les siens est un choix à part entière.

- Une belle croyance « Je suis comme ça », « c’est comme ça » : pas mieux.. ma situation de victime me convient, je ne cherche en rien à améliorer ma situation ni à me remettre en cause. Si je ne peux plus me plaindre, que pourrais-je donc faire !!??

- « Si on pouvait faire quelque-chose, ça se saurait » : ok, je crois tout ce que l’on me dit, j’ai mis l’esprit critique sur OFF, et je vis ma vie en étant confortablement pris en charge par d’autres qui se soucient plus de moi, que je ne le fais moi-même, pour moi-même… crédible ? pas vraiment

- « Oui, mais tu comprends ?... » : « non, désolé… » ... je ne comprends pas

 

Toutes ces excuses sont parfois légitimes, dans un premier temps tout du moins. Persévérer dans cette voie par contre est plus contestable et explique en partie pourquoi l’humanité et là où elle en est, et qu’elle reste toujours aussi influençable et manipulable ; qu’elle se laisse diriger et influencer par des « événements » et des mé(r)dias qui les relayent de façon partielle et partiale. Il reste aujourd’hui très aisé d’appuyer sur quelques boutons restés bien sensibles pour obtenir ce que l’on veut d’une majorité conformiste et rassurée d’appartenir à un groupe qui lui fixe des frontières rassurantes et qui la protège…

 

Il serait bon pourtant de réaliser qu’aujourd’hui, sous couvert de protection et de sécurité, ces frontières s’amenuisent comme peau de chagrin, que l’ennemi, « c’est l’autre », tout désigné, et que l’état tout puissant à qui nous donnons tout pouvoir, s’en gave tout en ponctionnant toujours plus de notre seconde source de pouvoir, l’argent. A quand le réveil ? On bougonne, on se plaint des augmentions de taxes toujours plus nombreuses et des impôts toujours plus lourds, des financiers, de la dette, du chômage, et pourtant, personne ne fait rien, tout le monde courbe l’échine, toujours plus bas, pour tenter désespérément de passer entre les gouttes, espérant que « ça ne me touchera pas ». 

 

Ne serait-il pas plus prudent et plus responsable de prendre les choses en main, de reprendre nos vies en main, et d’aller là vers ce qui nous porte, plutôt que de prier pour que le pire ne nous arrive pas ? Qu’est d’ailleurs que le pire ? Les choses étant amenées à un rythme suffisamment lent pour être assimilables, le pire sera toujours l’étape d’après, là où nous en sommes étant devenu « normal », jusqu'à ce que...

 

Open your eyes, It’s time to wake up !

 

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