Agir ou Réagir

Nous sommes rentrés dans une ère où les solutions qui nous sont offertes face à une situation donnée sont illimitées. Le pouvoir que nous avons sur nos vies est devenu quasi-illimité et n'est plus limité que par nos propres pensées et croyances; pensées erronées et croyance obsolètes. Nous sommes dorénavant les créateurs de nos vies dans lesquelles le rôle de victime n'a plus sa place.

Face à une situation vécue, quelle qu'elle soit et aussi difficile ou dramatique soit-elle, de nouvelles possibilités s'offrent à nous. Ainsi, l'heure n'est plus à la réaction toute faite, à la réaction "habituelle" face à une situation donnée. Celles et ceux qui font avancer le monde et qui l'on toujours fait sont celles et ceux qui ont toujours remis en cause les habitudes, les moyens de faire, les actions possibles face à une situation donnée. L'ère n'est plus au moutonnage, où à toute situation correspond une réaction donnée. L'ère est à l'inventivité et à la créativité. L'ère est à l'action juste pour soi et à la réflexion. Oui, cela demande de changer totalement la façon de voir les choses, et de sortir des rôles et fonctionnements établis. Cela demande aussi du courage car agir sans plus respecter "les règles", qu'elles soient culturelles, religieuses, sociétales, dogmatiques, ou encore nationales ou locales, nous expose au jugement et au courroux de notre entourage. Famille, amis, collègues, concitoyens, tous se lèverons pour nous remettre dans le "droit chemin", pour nous faire réintégrer la horde et reprendre le fil de notre vie "normale" en adoptant des réactions "normales". 

 

Mais qu'est-ce qui empêche notre monde d'avancer aujourd'hui face à tous les problèmes que l'on rencontre, que tous voyons et pointons tous du doigt, si ce n'est la peur d'adopter de nouvelles solutions face à problèmes connus et reconnus ? Marre de la pollution automobile ? Qui est prêt à adopter de nouveaux comportements, à remettre en cause sa propre façon de faire sans se cacher derrière un "tout seul, je ne peux rien faire" ? Qui est prêt à payer de sa personne pour changer ses propres habitudes et parfois, à faire des efforts ? Car oui, améliorer sa situation demande des efforts, cela peut paraître paradoxale, mais il ne faut pas confondre effort et pénibilité. Un effort ponctuel peut mettre fin à une habitude insatisfaisante voire très pénible. 

 

Il faut perdre l'habitude d'avoir des habitudes, sans cesse remettre en cause ses façons de faire, tester, essayer, expérimenter. Il est aisé d'identifier ce qui ne nous convient pas, est déjà là, il est parfois difficile d'imaginer de nouvelles solutions, plus innovantes, plus propres, plus sobres, plus cohérentes avec nos valeurs et nos idées. Alors pour ce qui est des situations pour lesquelles nous ne percevons même pas de problèmes, cela représente un défi encore plus grand ! Perdre l'habitude d'avoir des habitudes est une très bonne solution pour y parvenir, car cela permet de s'interroger, de se questionner à nouveau sur des façons d'agir et de réagir toutes faites que nous avons acquises en d'autres temps, en d'autres lieux, face à d'autres personnes... Ces remises en causes sont nécessaires et indispensables pour permettre à notre monde d'avancer aujourd'hui, à l'échelle de nos vies, certes, mais cela est déjà énorme ! Changer sa façon de faire questionne autour de soi, casse les schémas et les habitudes, éveille la curiosité, ranime la flamme de l'imagination et de la créativité, et permet, tout doucement, d'éveiller les consciences à de nouveaux paradigmes et à d'autres façons de faire, de ne plus alimenter des égrégores déjà monstrueux dans lesquels il n'est que trop facile d'aller puiser en les alimentant toujours plus !! Imaginer de nouvelles solutions permettra progressivement de créer de nouveaux égrégores, plus actuels et plus innovants, dans lesquels il deviendra de plus en plus aisé d'aller piocher, au fur et à mesure que ces nouvelles solutions seront de plus en plus appliquées. Des phrases telles que "Je n'ai pas le choix" n'ont plus lieu d'être aujourd'hui. Nous avons le choix, toutes les possibilités nous sont offertes par notre imagination sans limites, et celle-ci détient toutes les clés pour répondre à tous nos besoins.

 

Bien sûr, qui dit nouvelle solution ne dit pas facilité ni simplicité. Comme il l'a été dit plus haut, le regard et le jugement des autres sera notre premier frein face à l'adoption de nouveaux comportements. La raillerie, la moquerie, l'incompréhension et le rejet seront le lot commun. Mais que préfère t'on aujourd'hui ? Tenter encore une fois d'adopter des "solutions" toutes faites qui ne nous conviennent pas ou qui ne fonctionnent pas dans notre cas précis et être accepté par les autres  ? Ou ne plus se préoccuper de ce que les autres penserons de nous et suivre une voie et une façon de fonctionner qui nous convienne ? Mettre en œuvre des solutions désuètes ou se montrer innovant et précurseur ? Contribuer à apporter de nouvelles approches pour notre monde ou se contenter d'essayer d'applique les bonnes vieilles recettes qui ne fonctionnement plus ? A nous de choisir aujourd'hui. Agir selon notre conscience, plutôt que de réagir de façon émotionnelle et automatique selon des normes dépassées. Prendre le temps de s'interroger et de s'autoriser à penser différemment plutôt que tourner en rond dans des schémas usés jusqu'à la corde. Voilà le vrai défi que nous avons à relever aujourd'hui. Assumer et jouer enfin notre rôle de créateur de nos vies, sortir des jeux et prendre nos responsabilités, révéler notre courage à la face du monde et adopter de nouvelles stratégies jamais testées ! Rien ne nous est interdit et toute action consciente est désormais possible, alors allons-y, et créons un Demain qui nous convienne, et cessons de prolonger un aujourd'hui qui ne répond plus à nos besoins et à nos attentes !

 

PS: Tout cela n'engage que moi et je ne prétends détenir aucune Vérité Absolue (dont je doute qu'elle existe) et je ne cherche pas non plus à convaincre quiconque. 

  

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Gaétan (dimanche, 21 août 2016 10:32)

    Personnellement, un petit truc qui m'a aidé (et m'aide toujours) à distinguer ce qui est normal (cela correspond à mes "valeurs", à ce qui m'est important) et ce qui tient de la "norme" a été de réfléchir sur le mot "normal", à chaque fois que je l'entends. C'est un mot très utilisé de manière quasi inconsciente par tout un chacun. Et à chaque fois, j'essaie de me demander si c'est réellement normal ou alors si c'est juste une habitude. Bref, faire le distinguo entre ce qui est normal et ce qui est habituel.
    C'est un peu essayer de sortir du piège, comme celui montré par une expérience sur des singes qui reçoivent tous une décharge électrique à chaque fois qu'un seul singe d'attraper un objet particulier (punition collective). Les singes en question font le rapprochement entre le fait d'aller chercher l'objet et la décharge. Une fois cette habitude prise par le groupe, un singe est remplacé par un nouveau qui n'a pas été conditionné auparavant. Attiré par l'objet, il va s'y diriger mais va être sérieusement réprimandé par les autres membres du groupe qui ont subi la punition. Ensuite, un, à un, les singes du début tous remplacés. Une fois qu'il ne reste plus aucun des singes du début, il n'y a dans le lieu de l'expérience que des singes qui n'ont reçu aucune décharge électrique. Pourtant, ils continuent à perpétuer la "tradition"... Le même type d'expérience a été réalisée sur de humains qui attendent dans une salle d'attente. Le groupe initial est composé de personnes complices de l'expérience qui se lèvent à chaque fois qu'une sonnerie retentit. De nouveaux "patients" arrivent dans la salle d'attente et, sans avoir reçu d'instructions particulières, perpétuent cette habitude

  • #2

    Emmanuel (lundi, 22 août 2016 17:10)

    Merci Gaetan pour ton commentaire. La remise en cause de la "normalité" telle que tu la proposes est en effet essentielle, tout comme celle des habitudes d'ailleurs, à savoir si elles nous conviennent finalement, ou non. Oui, les expériences sur la "normalité" et le conformisme sont très interessantes, et en vient très vite à considérer des problématiques plus lourdes telles que celles de conditionnement et d'obéissance, avec l'expérience de Asch, de Milgram, ou de Stanford par exemple...